La cuisine du futur au salon Planète durable
avril 14, 2009 6:32 LeMondeInformatique.fr, R&D, Social / Société, Système d'information, consommation électrique, environnement, green IT, logiciel, produits greenC’était trop tentant. Vraiment trop tentant… J’étais il y a une dizaine de jours à la Porte de Versailles pour visiter le salon Solutions Linux. Plutôt bruyant, mais intéressant. J’y ai d’ailleurs croisé une société de service qui s’intéresse au développement durable… Mais là n’était point l’objet de ma tentation… A quelques centaines de mètres seulement de cet événement se tenait le salon Planète durable.
Et je n’ai pas pu résister.
Après les geeks au milieu de leurs cartons (mais non, je plaisante !… Quoi que…), c’est un hall très propret qui m’a accueillie. Quelques bottes de paille empilées décoraient l’entrée et l’espace de restauration était délimité par des cageots de légumes (Et oui, après les clichés du Libre, ceux du développement durable…) Des couleurs pastels, de la déco bobo, et beaucoup, beaucoup de fruits et légumes

Mais, mais, mais… J’ai aussi croisé la technologie ! Et ça, ça fait plaisir. Pour commencer, rien de moins que la cuisine du futur sur laquelle Whripool travaille. Le projet se nomme très subtilement GreenKitchen. L’ambiance y est : on entre dans une sorte de bloc d’où s’échappe une douce lumière changeante, mais le plus souvent verte. Au fond, sur le mur, il faut un petit moment pour comprendre qu’il s’agit d’une cuisine intégrée. Mais intégrée de chez intégrée. Un grand bloc. Le responsable Whirlpool m’explique que les éléments sont modulables. Le four, comme le lave-vaisselle, s’agrandissent ou rétrécissent pour s’adapter le plus précisément possible à la quantité d’aliments à cuire ou de vaisselle à nettoyer. Même chose pour le réfrigérateur.
Mais surtout, cette cuisine fonctionne comme un organisme, comme un réseau. Un réseau dans lequel chaque élément connaît l’autre et s’adapte toujours pour réduire l’impact environnemental. La chaleur résiduelle de la cuisson au four est ainsi récupérée pour chauffer une petite serre qui héberge des plantes aromatiques. Un système de filtration d’eau placé sous l’évier trie l’eau propre de celle qui devra passer par un traitement anti-bactérien pour un usage non alimentaire. Une réserve d’eau préchauffée grâce à la chaleur résiduelle du réfrigérateur servira au lave-vaisselle. D’après Whirpool, 30% d’économie d’énergie et utilisation à 100% d’une eau qui aurait été gaspillée. Au total, l’industriel promet une réduction de la consommation énergétique de 70% avec sa cuisine verte.

Quelques éléments de cuisine écolo sont déjà disponibles, mais pour le bloc complet, il faudra attendre 2012. Avec un peu de chance, la crise sera passée, et nous serons tous ravis de mettre la main au livret A pour s’offrir la
petite merveille
A quelques pas à peine de cette cuisine magique, PSA Peugeot Citroën exposait un simulateur de
conduite. Un simulateur de conduite automobile sur un salon du développement durable ? Ben oui, un simulateur « d’éco-conduite », s’il vous plait ! Une fois installé, il note votre conduite en fonction de votre capacité à réduire votre consommation de carburant et vos émissions de CO2. Il s’agit d’anticiper le freinage ou de passer les vitesses le plus rapidement possible, par exemple.
J’ai aussi rencontré l’agence de promotion de l’énergie verte Watt Value. « Et alors ? », me direz-vous. Et bien ces gens de Watt Value ont créé l’outil Watt Impact lancé il y a à peine plus d’un mois, pour calculer la consommation électrique des sites Web abonnés, mais ce n’est pas tout (heureusement). Watt Impact garantit qu’une certaine proportion de la consommation électrique de votre site provient d’énergies renouvelables (Pour Watt Impact, cela se traduit par des modes de production exemplaires, un faible impact sur l’environnement, ni émission directe de CO2, ni déchets, une énergie issue de petites centrales hydroélectriques (puissance inférieure à 10 MW), de centrales biomasse ou de fermes d’éoliennes.)

En fonction de la fréquentation du site (nombre de pages vues par mois), l’abonnement au service garantit entre 1000 et 40 000 kWh certifiés ‘verts ‘ pour un an. Difficile d’en savoir plus sur le calcul des watts consommés, mais Watt Value assure qu’il comptabilise celle des serveurs, celle des routeurs et même celle des postes des internautes !

