Microsoft s’essaie au développement (durable) pour logiciel vert

1:42 Non classé, green IT, logiciel

La semaine dernière se sont tenus pour la 3e fois les Techdays de Microsoft. Durant trois jours, plusieurs milliers de développeurs se ruent dans les allées du Palais des congrès de la Porte Maillot, pour aller écouter les responsables techniques de l’éditeur et explorer les méandres des logiciels Microsoft. Et cette année, parmi les parcours possibles préparés gentiment par Microsoft, ils étaient invités à découvrir le green IT. En ce qui me concerne, le titre d’une session a particulièrement piqué ma curiosité : « développement d’applications vertes. » Et la curiosité est un vilain défaut auquel j’ai beaucoup de mal à résister.

D’autant qu’au mois de juin dernier, je m’étais justement interrogée ici même sur l’intérêt d’optimiser les logiciels pour moins consommer d’énergie. S’en était d’ailleurs suivi un échange passionnant de commentaires. J’étais d’autant plus enthousiaste à l’idée d’entendre parler de développement logiciel et de développement durable… Il ne s’agissait pas de parler de reporting ou d’analyse de mesures. Non, le sujet traité était bien celui que j’attendais : comment développer plus intelligemment pour éviter une surconsommation inutile des machines. Et, surprise, je n’étais pas la seule intéressée. La salle était quasiment pleine. Une bonne cinquantaine de développeurs étaient là, assis, prêts à découvrir les secrets d’un développement plus écologique. Et la session ne les a pas déçus.

Pour commencer, les deux responsables de Microsoft, Eric Mittelette et Eric Vernié, chargés d’animer la session, y ont mis tout leur coeur … et leur humour. Un humour de geek, certes. Mais après tout, le public était là pour ça. Allez, allez, venons en au coeur du sujet.

wattmètre« Pour commencer, achetez un wattmètre! » Ce n’était pas l’irrésistible appel du téléachat, mais le conseil du jour. Ce petit appareil « à moins de 15 euros », ne fait rien de plus que mesurer le nombre de watts engloutis par un appareil électrique, quel qu’il soit. Branché sur un PC ou un portable, il affiche les variations de consommation entre le mode veille, le lancement d’une application ou le lancement de cette même application dans une autre version. Une fois l’installation faite, les deux Eric ont testé diverses idées pour réduire la consommation des programmes. Démos et lignes de code à l’appui.

racine carréeMoins solliciter le système d’exploitation, moins soliciter le disque dur, éviter certains appels de fonctions, éviter les animations, nuancer les couleurs, etc. Les conseils ont davantage relevé de la liste de bonnes pratiques, de trucs et d’astuces, que de la livraison d’un guide complet du parfait développement vert. Mais sur le mode de la communauté libre – décidémment les temps changent-, les microsoftiens en ont appelé aux développeurs. Ils comptent partager, en ligne, sans doute sur un blog, l’ensemble des bonnes idées de développement vert. Le principe .? Que chaque développeur, wattmètre branché, teste ses idées de programmation écolo et en rendent compte lorsqu’elles ont réussi.
J’oubliais l’essentiel. Nul besoin d’être un adepte de Windows pour participer. La cause est universelle. Alors Linuxiens et addicts d’autres OS, join the party. C’est en tous cas le sens de l’appel d’Eric Mittelette.

Le site n’existe pas encore. Mais dès que c’est le cas, je vous fais signe.

8 Responses

  1. V DROUET Says:

    Encore un effet de pub ce Wattmetre. Pourquoi ne pas afficher cette information dans le gestionnaire de taches. Cela eviterait d’emettre des gaz à effet de serre pour fabriquer le wattmetre. Bon et si et si
    et si on prevoyait l’alimentation de nos portables par panneaux solaires ? Les indiens alimentent bien leur station de base radio-mobile avec

  2. e.delsol Says:

    Désolée de vous avoir fait penser qu’il fallait ce focaliser sur le wattmètre… A noter que l’appareil n’était pas de marque Microsoft ;) ce qui en fait un coup de pub plutôt moyen.

    Et bien sur, je suis d’accord, il serait formidable que nous puissions alimenter nos machines avec des énergies propres. Même si, pour en avoir testé un, les chargeurs solaire ne sont pas vraiment très efficaces dans nos contrées septentrionales. Moins qu’en Inde en tous cas.

    Mais surtout, l’utilisation de ces énergies n’a rien d’incompatible avec un travail d’optimisation du logiciel… Pourquoi ne pas s’ouvrir à toutes les autres options possibles et faire entrer le logiciel dans le jeu du green IT ? Surtout si ça ne coute rien qu’un peu de matière grise…

    Hum…Sans compter que personne n’en voudra à Microsoft de tenter d’optimiser ses logiciels… (Bill Gates et Steve Ballmer me pardonnent !)

  3. V DROUET Says:

    Vous avez employé le mot juste ‘Optimisation logiciel’. Ce phénomène n’a rien de nouveau et les outils et guide de bonnes pratiques existent très largement. Il faut donc dissocier ce terme du véritable Green IT qui concernerait des applications logicielles dont le but est d’améliorer les eco-systemes naturels pour compenser les effets carbones en incitant par exemple les citoyens à planter un arbre (application en France directe suite à la tempête Klaus en Aquitaine).
    Egalement dans le domaine des réseaux mobiles, adopter des principe de précaution, revoir les normes de seuil d’émission radio-electrique pour s’aligner sur des exigences plus pointus pour proteger la santé publique.

  4. J.P.VIAUT Says:

    REPONSE A :(Et bien sur, je suis d’accord, il serait formidable que nous puissions alimenter nos machines avec des énergies propres. Même si, pour en avoir testé un, les chargeurs solaire ne sont pas vraiment très efficaces dans nos contrées septentrionales. Moins qu’en Inde en tous cas.)
    l’énergie solaire est réellement fiable, je fait partie des fous qui en installent depuis 1980, le problème ce sont nos habitudes de consommation d’énergie qui sont a revoir. Vous n’êtes plus connectés sur la centrale nucléaire de votre quartier!! Je ne peut que me féliciter de la prise de conscience actuelle visant a optimiser les logiciels pour économiser des watts chèrement acquis. Les PC eux même entament une cure et il faut constater que des nouvelles générations de produits consomment très peu et leurs émissions radio-fréquences polluantes sont également a la baisse.
    A quant un système d’exploitation intelligent permettant de communiquer avec les programmes utilisés pour réduire au strict minimum l’énergie consommée par la machine?
    J’y crois beaucoup, et je pense que nous le verrons sous peu car c’est un vrai défi lancé au monde de l’informatique: Diviser par 3 voir 4 la consommation de nos machines dans les délais les plus brefs possibles.

    merci a vous, mr, mme ou mlle modérateur de ce site d’avoir lu mes quelques lignes mais il y aurait beaucoup a dire sur les problèmes de consommation d’énergie, il faudrait ouvrir une tribune plus large pour expliquer réellement ou peuvent se situer les économies.
    pensez-vous que ce soit possible?
    merci et bonne soirée
    salutations
    J.P.Viaut
    commercial@cmc-energies.eu

  5. cuenot Says:

    Réflexion entendue sur TV Suisse, à méditer et appliquer à soi-même par chacun
    “L’énergie la plus durable est celle qu’on ne consomme pas”

  6. Lectures Libres pour le week-end #18 | Philippe.Scoffoni.Net Says:

    […] Quand Microsoft s’essaie au développement (durable) pour logiciel vert. […]

  7. Gauthier Says:

    Bonjour,

    De la part de développeurs de Microsoft, prétendre s’intéresser à l’impact environnemental de leurs produits est totalement risible et antinomique.

    Leur rentabilité repose essentiellement sur des produits captifs que personne n’achèterait si ça n’était à l’occasion du renouvellement du PC, celui-ci ne se faisant, à de rares exceptions, que lorsqu’il est devenu trop poussif pour faire tourner la dernière version de certaines applications.

    Microsoft n’a donc aucun intérêt à limiter la consommation de ressources de ses produits, comme il n’en a pas à les sécuriser dès qu’une nouvelle version de l’OS est commercialisée, sinon 85% de ses utilisateurs se seraient bien contentés de rester sous XP, voir Windows 98.

    On va ainsi prétendre sauver la planète en grapillant quelques watts, alors qu’en même temps on incite à envoyer à la mitraille des PC parfaitement fonctionnels sous d’autres systèmes.

  8. Lectures Libres pour le week-end #18 | Test Says:

    […] Quand Microsoft s’essaie au développement (durable) pour logiciel vert. […]

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