Le datacenter est dans un bateau
septembre 17, 2008 12:46 R&DAlors que le monde s’agitait autour de Chrome et des 10 ans de Google, un drôle de brevet déposé par le géant était rendu public. Celui d’un datacenter flottant. Alors quoi ? Face à l’incroyable difficulté éprouvée à protéger les précieuses données stockées sur ses datacenters, Google aurait décidé de les exiler au milieu de l’océan ?
Que nenni. En réalité, Google manque de jus. Comme beaucoup de géants de l’informatique d
u 3ème millénaire, il cherche tous les moyens pour continuer de construire d’énormes centres informatiques sans faire exploser sa facture d’électricité. En 2006, il avait déjà défrayé la chronique en installant dans le plus grand secret un centre près d’une rivière, dans l’Oregon, état au coût de l’électricité attractif. Les plans ont d’ailleurs été dévoilés en début d’année dans le magazine Harpers. La publication estimait alors que la consommation du site pourrait dépasser 100 MWatt. De quoi alimenter 80 000 foyers ! (ce calcul est fait à partir de la surface totale du datacenter et donc, sans doute exagéré. Mais même si on ne parle de 50 MWatt…)
Une alimentation qui puise sa puissance dans les vagues
Après l’exil au fin fonds des Etats-Unis, cette fois, Google surfe sur les vagues. Les vraies. Le brevet du datacenter flottant décrit une plateforme, non pas pétrolière, mais informatique. Sur une embarcation installée à quelques km des côtes, il déposerait des datacenters en container. Jusqu’ici, rien de neuf. Le container prêt à l’emploi est à la mode. Mais l’infrastructure serait énergétiquement autonome. Elle exploiterait le vent avec des éoliennes. L’eau de mer servirait à refroidir les machines. La connexion avec le reste du monde se ferait a priori via des cables sous-marins.
Mais surtout, Google compte utiliser une technologie “vue à la télé”, dans certains reportages. Des amateurs de Thalassa ? Bref, une sorte de long tuyau constitué de sections métalliques, ressemblant à un serpent flottant, transforme le mouvement des vagues en énergie. Inventé par la société écossaise Pelamis, il est déjà testé dans la patrie du Lochness et au Portugal. Les machines pourraient donc être alimentées par un générateur électrique marémoteur. Le générateur pourrait plus tard etre constitué d’un ensemble de machines de ce type organisées en grille et reliées entre elles. Une grille d’1 km2 pourrait produire quelques 30 Mwatt suffisant pour un système unique. L’histoire ne dit pas si le bateau sera équipé d’un moteur électrique. Ou de voiles ? Voire de rames…


septembre 17th, 2008 at 20:17
la piraterie informatique a de beau jour devant elle
hormis le jeu de mot bateau, ce billet me fait penser à un projet (google ?) de poser des serveurs sur une planète ou la lune afin de répondre aux 2 objectifs suivants :
- consommation autonome (soleil)
- refroidissement (sous vide, quasiment pas de surchauffe)
(aucun souvenir de la transmission de données, par micro-ondes peut-être, à l’instar de certaines centrales électriques en hautes montagnes)
bah… certaines entreprises alimentent leur datacenter à proximité des hopitaux, toujours alimentés (plusieurs circuits)
ici, il s’agit de la même logique
bonne soirée
overflow,
septembre 17th, 2008 at 22:05
Sympa…
et qui refroidira l’eau de mer ?
c’est la faune des alentours, qui va être contente…
AP
octobre 6th, 2008 at 13:31
il faudra donc des matelos informaticiens pour la maintenance.
et l’humidité environente !! ça risque pas de tous faire rouiller !! ou un autre tsunami
mars 25th, 2009 at 9:56
Premièrement :
Dissiper la chaleur dans le vide pose un problème : il n’y a pas de fluide caloporteur (l’air par exemple ou l’eau recyclée dans un dispositif genre pompe à chaleur à l’inverse).
Deuxièmement :
On ne refroidit pas par l’eau de mer mais dans des échangeurs (eau de mer - eau douce ou tout autre fluide caloporteur)
Enfin ces rélisations ne sont pas détaillées pour cause, sans doûte de protection de brevets.
août 25th, 2009 at 6:42
Oui, et un avantage non négligeable : les embauches en eaux internationales pourraient, au prix de quelques pirouettes administratives, permettre de ne pas être soumis aux réglementations locales en matière de rémunérations et de taxes…