Ok, let’s save the planet !
mai 15, 2008 2:47 Système d'information, green IT
Puisque c’est la saison du Festival de Cannes, je vais commencer par des remerciements. A Olivier Rafal, rédacteur en chef du site LeMondeInformatique.Fr, qui m’a conviée à traiter des sujets du green IT au travers du site Green-it-france et de ce blog. En effet, s’il y a bien un sujet qui se prête au blog, c’est celui-là . Polémiques et controverses ne manqueront pas. Dans ce domaine le marketing est roi, même s’il va parfois de pair avec de vraies démarches vertes. Alors, je tenterai de trier le bon grain de l’ivraie, de traiter les faits (rien que les faits, je le jure) sur green-it-france , et de prendre un peu de recul sur ce blog.
La fable des éoliennes et des licenciements
Une petite histoire pour commencer? J’ai saoulé toute la rédaction du site LeMondeInformatique.fr dès que je suis arrivée, fin mars. Un communiqué de Dell venait de tomber vantant à grand renfort de superlatifs le nouveau siège 100% alimenté en énergie verte. Une partie de l’électricité qui alimente le bâtiment, situé à Austin au Texas, provient d’une usine de recyclage de déchets, et le reste, d’un groupe d’éoliennes. Parfait, non ? Sauf qu’à peine un ou deux jours plus tard, Dell annonçait qu’il allait licencier beaucoup plus de monde que prévu (il comptait déjà se séparer de 8800 personnes…) et en particulier, fermer une usine de PC… à Austin. J’ai imaginé un instant les employés chassés de l’usine passant devant le magnifique siège social voisin planté dans un champs d’éoliennes.
Environnemental, économique et social
Il ne s’agit pas d’accabler particulièrement Dell. De nombreux autres acteurs du secteur font tout aussi bien que le Texan. Mais cette triste anecdote me permet juste de rappeler que si le green IT évoque principalement l’impact de l’industrie informatique et télécoms sur l’environnement, je n’évoquerai pas seulement la sauvegarde de la planète. En d’autres mots, je ne me priverai pas de parler développement durable dans le monde IT. Et le développement durable s’entend bien sous un angle environnemental mais aussi social et économique (voir la définition sur le site). Et aucun des trois ne va sans les deux autres. Je ne m’interdirai pas non plus d’ailleurs, de temps en temps, d’évoquer quelques unes de mes autres marottes comme la recherche et l’innovation, par exemple.
Pour finir, je tiens à préciser que j’ai une voiture et que je n’ai chez moi ni toilettes sèches, ni composteur à lombrics! Il m’arrive même d’acheter des framboises hors saisons
Mea Culpa et nobody’s perfect. A ma décharge
j’ai déjà largement fait baisser le taux d’utilisation de l’imprimante à la rédaction
Certes, j’ai été aidée par son fonctionnement plutôt hiératique. Alors maintenant, ladies and gentlemen, let’s save the planet
!


mai 22nd, 2008 at 10:56
Oui mais d’où viennent les composants assemblés par Dell et sont ils fabriqués par des usines alimentées en énergie verte ?
L’éolinne de Dell , c’est une goutte d’eau et même si à la fin on obtient un verre, on est encore loin de la rivière
mai 22nd, 2008 at 23:05
Bienvenue à ce blog (et à sa blogeuse) dans un monde de l’informatique qui à bien besoin d’une petite poussée verte durable
mai 23rd, 2008 at 9:53
Pour reprendre le titre de vos confrères : Green IT : un grand bond marketing pour un saut de puce technologique.
A la base, les constructeurs de matériels processeurs, dd, etc… ont de tout temps cherché à faire des économies d’energies. Non pas pour sauver pour la planète mais tout simplement pour optimiser leurs matériels (portables, stockages, etc…) et leurs rapports prix/puissance/consommation.
Maintenant avec tout le buzz sur le greenIT, ils ont pu rajouter une ou deux personnes de plus à leurs R&D et un ou deux sites web traitant du sujet.
mai 23rd, 2008 at 19:33
Let’s do it
juin 7th, 2008 at 16:03
Où pouvons nous trouver des tabelaux Excel … eh oui qui présenteraient des modes de calculs de l’impact écologique complet (conception, fabrication et possession) du matériel informatique.
Même question pour les éoliennes, panneux solaires etc …
Merci d’avance
juin 7th, 2008 at 18:05
Bonjour,
Merci pour votre commentaire. Identifier des outils de mesure et des chiffres sur l’impact environnemental de l’informatique fait partie de mes objectifs. Vous les trouverez rapidement dans la rubrique Green IT de notre site.
à très bientôt, donc.
juin 13th, 2009 at 16:13
Il me semble, à priori, que vous êtes une contestataire née, avec ce que celà implique d’esprit critique et d’inconfort permanent.
Il est vrai, qu’en lisant les sites, les blogs et les commentaires qui s’y rapportent, on voit que la plupart de nos congénères sont plutôt enclins à avaler toutes les couleuvres, en éoliens comme ailleurs.
Vous êtes pour l’innovation, c’est très bien, mais, pour innover véritablement il faut s’appuyer sur des réalités vérifiées.
En éolien, on vous dit pratiquement que, moins on met de surface de pales plus la puissance obtenue est importante, et, en allant vers la limite absolue, ne point avoir de pale constiturait l’infini . . .
C’est le délire complet, puisque l’on sait pertinemment que le couple moteur (une des 2 composantes principales de puissance) est en proportionnalité avec la pression sur hélice, et, que cette pression est liée directement à la surface de pales offerte à l’action du vent.
Après 12 ans de bibliographie et de recherche expérimentales sur soufflantes aérodynamiques de laboratoire, nous pouvons vous apporter un certain nombre d’informations vérifiées, et, vous trouverez sur le site :
“http://tleboucher.free.fr/fc/index.html”, un résumé et un projet de validation.
A votre disposition si vous voulez satisfaire en partie votre soif de réalités . . .
François Carré, ancien attaché de recherche au CNRS et à l’INSERM, président de l’association EOLE plus.