Mon e-cabane au fond du jardin

12:57 Non classé

Le télétravail prend des formes diverses et variées. Une journée de grève passée dans le canapé, portable sur les genoux. Un mercredi sur deux dans un petit coin aménagé dans la chambre d’ami ou dans l’entrée. Et pour les plus accros, l’installation complète du bureau à domicile, dans le jardin. Et pourquoi pas dans une cabane…

Petit rappel peut-être, pour ceux qui s’interrogent sur l’extensibilité de la terminologie Green IT et sur la place du télétravail dans le sujet. Je l’affirme haut et fort : le télétravail est bel et bien une des déclinaisons du Green IT, dans sa version « TIC au service du développement durable ». Why ? Parce qu’aujourd’hui, le haut débit, les outils de productivité en ligne, les outils de collaboration simples façon MSN ou Skype (au minimum), autorisent une installation plutôt confortable du travailleur à distance de son employeur ou de ses clients, selon son statut. Et parce que, qui dit télétravail, dit moins de trajets en voiture, moins dOfficePODe stress, plus de qualité de vie, voire… plus de productivité. Quod erat demonstrandum (CQFD in french) : un peu d’IT = empreinte carbone de l’employé réduite. Mieux encore, la qualité de vie améliorée est le reflet social du green IT (l’impact social, est l’un des trois volets du développement durable avec l’environnement et l’économie).

Evidemment, l’IT n’est pas tout. Et le télétravail est d’autant plus facile que le cadre dans lequel il est exercé est adapté.

Et c’est là qu’interviennent nos amis anglais qui ont eu une idée plutôt sympathique. Une cabane en kit (bien que n’étant pas suédoise et portant le très prononçable nom de OfficePOD), à monter dans le jardin ou sur une terrasse. Elle occupe à peine plus de 2m sur 2m, s’assortit d’un accès camouflé à l’électricité. Pour le téléphone et la connexion Internet, si le plus simple passe par le mobile et le wifi, le câblage reste possible pour les adeptes du filaire.

Les designers de OfficePod ont conçu ce bureau bucolique pour le calme, l’isolement et la concentration indispensables au travail. Un bureau-cabane connecté dans lequel on peut se rendre chaque matin comme au… bureau, en dévérouillant la porte si on le souhaite, mais en ne parcourant que quelques mètres. Bien entendu, les matériaux utilisés sont soit naturels, soit recyclés. Isolation phonique et thermique devraient aussi être au rendez-vous.

Selon ses inventeurs, cette pièce est faite pour apporter la sérénité. Elle représente l’exact opposé du plus grand cauchemar des télétravailleurs : l’open space. Sans compter qu’elle offre volontiers la plus jolie des bandes son : le chant des oiseaux. Une transition facile, en forme de clin d’oeil, qui me permet de remercier Xavier de Mazenod chez qui j’ai trouvé cette info. Cet explorateur du Web plutôt en v 2.0, adepte du télétravail est aussi un ornithophile convaincu.

7 Responses

  1. Lectures Libres pour le week-end #16 | Philippe.Scoffoni.Net Says:

    [...] Mon e-cabane au fond du jardin [...]

  2. BOUCHET Marie-Claire Says:

    Géniale cette e.cabane !!!!!
    le rêve pour nos Télétravailleurs handicapés qui n’ont pas toujours l’espace disponible dans leur petit domicile… A faire rembourser par l’AGEFIPH !

    Cordialement,
    Marie-Claire Bouchet
    01 60 01 95 77

  3. marion Says:

    Toutes les formes de contenants sont admises, cette e-cabane est carrement « kitsh-green, » pourvu que le télétravail soit reconnu comme un VRAI mode d’organisation de travail alternatif.
    Faudra t’il le débaptiser en « éco-travail » pour faire tendance ou « IT-attitude » pour faire branché car visiblement le télétravail a tout pour plaire et pourtant il reste confidentiel et confiné …
    On doit avoir encore de larges réserves de pétrole, pas assez de décés en accident de trajet travail-domicile, trop de salariés zen et argentés et bien sur pas assez de bouchons quotidiens en France très certainement !?

  4. Alain Baritault Says:

    Bonjour Emmanuelle,
    Je voulais te faire part de mon experience aux Etatsd Unis où, comme tu le sais, je télétravail depuis presque 20 ans pour des journaux informatiques Français. Ici en Silicon Valley, et dans beaucoup d’endroits aux Etats Unis, existent des « public libraries », c’est à dire des bibliothèques municipales, qui sont particulièrement bien equipées, en WiFi gratuit, en connection internet haut debit, en ordinateurs accessibles en libre service gratuit, avec imprimante, faxes, video cam parfois. la Bibliothèque municipale de Mountain View a par exemple des petites salles fermées que l’on peut réserver pour une heure, le temps d’un skype meeting par exemple (a condition de venir avec son ordinateur portable. L’autre jour, je me suis rendu compte que ces bibliothèques sont de veritables télécentres, où des habitués, professionnels en tous genres, consultants, ou employés dans de grandes sociétés basées ailleurs que la Silicon valley, viennent travailler. J’ai pu ainsi interviewer un responsable d’une entreprise de semi-conducteurs qui m’avait donné rendez vous à la bibliothèque de Mountain View.On y retrouve les mêmes visages tout au long de la semaine, ils travaillent dans des espaces aménagés, silencieux, neufs, plutôt confortable, et disposent d’un accès aux revues et journaux (papiers) ou à tout autre document. J’ai visité d’autres bibliothèques municipales de la Silicon Valley (San Francisco, Palo Alto, etc..), elle m’ont toutes semblées être de parfait télécentres. Bon, nous sommes dans la Silicon Valley, les villes sont plutôt riches pour constuire de belle bibliothèques. Il y a là un bel exemple qui pourrait permettre au gouvernement Français de faciliter le télétravail dans des villes rurales ou moins rurales tout en participant à la réduction dela fracture numérique. Mais le système français tu travail le permettra-t-il?

  5. hurstel Says:

    Et peut être faut-il commencer par faire un bilan ? Si le salarié s’installe plus loin, vient deux fois par semaine en voiture, ou pire en avion, double sa surface de logement etc…, ce mode de travail n’a de vert que le nom !
    Voir http://www.manicore.com/documentation/teletravail/OSI_synthese.html

    pour plus de détails. Voici un extrait de la conclusion : « Si le télétravailleur distant abandonne, à l’occasion de son changement d’organisation, la voiture pour se rendre à son bureau, n’augmente pas ses déplacements de proximité, et n’emménage pas dans une surface plus grande que celle dont il disposait, le bilan reste favorable. S’il prend l’avion à l’occasion de ce changement, le bilan est toujours défavorable. Dans tous les autres cas de figure, les effets induits et cas de figure possibles sont en trop grand nombre pour qu’il soit possible ici d’en tirer une conclusion simple »

  6. Maxime Says:

    J’ai peur que ce soit une fausse bonne idée.
    OK le concept est séduisant. Mais quid du chauffage et éventuellement de la clim ? Il est toujours plus coûteux de chauffer/climatiser 50 petites cabanes qu’un seul bâtiment (s’ils sont conçus de la même façon).
    Idem pour le ménage : pénible de devoir sortir son aspirateur dans le jardin, surtout en plein hiver ; faut-il alors sous-traiter et que les entreprises de nettoyage se déplacent de cabane en cabane, générant de la pollution et un surcoût économique ?
    Si le bureau est « juste une pièce de plus » dans la maison, on fera naturellement le ménage en même temps que les autres pièces.

    Le télétravail ok, mais il me semble plus judicieux que le bureau soit intégré ou attenant à la résidence, pour éviter les effets de bord contre-productifs.

  7. e.delsol Says:

    Un petit billet un peu humoristique, et la discussion sur le télétravail repart de plus belle ! Et tant mieux. D’autant que cette semaine notre assemblée nationale planche sur le sujet. J’aime beaucoup l’idée des salles Skype.
    Alain, merci pour ton expérience américains. Beaucoup de monde en France pense qu’il faut des lieux intermédiaires pour le télétravail. Pas la maison, pas le bureau. Des sortes d’hotels de télétravail, équipés, dans lesquels les personnes peuvent recréer une vie sociale professionnelle.